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La gestion du stress pendant les examens : interview de Maud Gourtay-Saussaye


Psychologue spécialisée dans les thérapies cognitives et comportementales, Maud Gourtay-Saussaye est passionnée par les neurosciences et se forme ainsi régulièrement sur la connectique neuronale, à savoir, faire le lien entre la configuration du cerveau et la personnalité de chacun.

Actuellement, elle remanie une fiche sur le TDAH (trouble déficit de l’attention / hyperactivité : c’est un trouble neuro-développemental) dont elle est l’auteure. L’objectif est d’en faire un réel guide pour accompagner les parents dans l’organisation de la prise en charge de leur enfant.

Pour Maud Gourtay-Saussaye, la psychologie est un outil accessible et utilisable chaque jour, et c’est ce qu’elle tient à montrer : « Apprendre à se comprendre, lire notre fonctionnement nous permet de répondre à nos besoins et ainsi obtenir un équilibre. Le bonheur est à la portée de tous. »

Pourquoi stresse-t-on avant un examen ?

Pour notre cerveau, un examen représente un moment où l’on doit utiliser de nombreuses fonctions : récupération en mémoire, attention, flexibilité, mise en relation de données, etc. Cela demande beaucoup de ressources qui vont émaner d’un apport plus important en sucre et en oxygène. Pour qu’il y ait cet apport, le cerveau utilise un mécanisme : le stress. Cela se traduit par l’envoi d’adrénaline dans le sang. Les conséquences qui en résultent sont l’accélération du rythme cardiaque (afflux sanguin), l’accélération de la respiration (augmentation du taux d’oxygène) et enfin l’apport plus important de sang aux muscles et au cerveau. C’est d’ailleurs d’ici que vient l’effet de la boule au ventre : le sang qui était affecté à la gestion du système digestif s’enfuit vers d’autres zones et crée cette sensation.