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Pour ou contre le barefoot ? Le tribunal vous répond

Quoi de plus agréable par une belle journée d'été que de fouler, pieds nus, l'herbe fraîche ou une plage de sable fin ?

© Femmeactuelle

Certains en ont fait plus qu'une pratique, un réel mode de vie : le barefooting, cette habitude qui consiste à se balader pieds nus dès que l'occasion se présente. De quoi se « reconnecter » avec l'environnement, renouer les liens avec notre chère mère nature. C'est bien beau mais...

Cette pratique a ses limites. Aussi idyllique qu'elle puisse paraître, elle rencontre de nombreux opposants. Selon ses détracteurs, une invasion de personnes déambulant pieds nus peut déprécier l'image d'un site et véhiculer une image de saleté (d'autant qu'il faut bien le reconnaître, après avoir foulé quelques kilomètres, les pieds sont d'une propreté plus que douteuse !).

D'un point de vue juridique, le débat est loin d'être inintéressant puisque se confrontent :

- la liberté individuelle de chacun de choisir sa tenue vestimentaire ;

- des règles spécifiques telles que les règlements intérieurs de certains sites interdisant les barefooters.

Avec, sous-jacente, la question de savoir si ces interdictions du barefoot sont bien légales.

Ce débat n'est plus de l'ordre du purement théorique. En effet, visiblement agacé par le fait qu'on lui en interdise l'accès pieds nus, un barefooter a attaqué le règlement intérieur de la citadelle de Besançon (où il aimait vraisemblablement se balader pieds nus).

Obtenant gain de cause en première instance, il a vu son jugement infirmé par la cour administrative d'appel. Laquelle a considéré que s'il s'agissait bien d'une restriction individuelle, celle-ci trouvait légalement sa justification dans les différents motifs avancés par les autorités en charge du fonctionnement du site (comprenant de nombreux cheminements dans des ouvrages fortifiés, un jardin zoologique, des musées).